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Actu : Le premier satellite 100 % Made in Tunisie vient d’être lancé dans l’espace !

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C’est officiel, la Tunisie vient d’envoyer son satellite dans l’espace, et il s’agit du premier Nanosatellite entièrement conçu et fabriqué en Tunisie par des ingénieurs tunisiens formés en Tunisie !  Il s’agit là d’une grande avancée pour l’aérospatial tunisien et même africain, car le pays est certes le 12e pays d’Afrique à posséder un satellite dans l’espace, mais seulement le 6e pays du continent à lancer son propre Satellite en orbite, et aussi le tout premier pays du Maghreb présent dans l’espace.

Fabriquer son propre satellite, une réussite historique…

Au rang des 11 pays africains possédant des satellites dans l’espace vient désormais s’ajouter la Tunisie qui a procédé il y a peu au lancement de ‘’Challenge One’’, le tout premier satellite 100 % made in Tunisie ! Ce nanosatellite entièrement fabriqué et lancé depuis le territoire tunisien sera destiné à l’internet des objets et appareils connectés.

En effet, si la Tunisie n’est que le 12e pays africain à posséder un satellite dans l’espace, le lancement et la réussite de ce projet aérospatial classe le pays au 6e rang des pays africains ayant lancé leur propre satellite dans l’espace, à partir de leur propre territoire.

Selon le site officiel spécialisé Space in Africa, seuls des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte ou encore le Ghana sont parvenus à éditer cet exploit avant la Tunisie.

Journée stressante

C’est à Baïkonour, dans la région tunisienne du Kazakhstan, au sein même du centre de recherche de la société tunisienne TelNet que les ingénieurs ayant travaillé sur ce projet avaient les yeux rivés sur leurs écrans pour scruter les moindres détails techniques et veiller au bon déroulement de l’opération.

« Heureusement que l’ambiance était bonne pour résister au stress et au défi de maîtriser des technologies nouvelles. On a fait beaucoup de sacrifices, mais ça valait le coup. » rapporte Haïfa Triki, une ingénieure tunisienne de 28 ans.

Le président tunisien Kaïs Saïed en personne a rejoint les ingénieurs et les journalistes au siège de la société TelNet afin de suivre l’évolution des opérations, rappelant à l’opinion publique que la Tunisie doit cette réussite technologique à sa jeunesse, une jeunesse pleine de volonté et capable de faire face aux obstacles.

En effet, des milliers d’ingénieurs tunisiens, âgés pour la plupart entre 25 et 30 ans, expatriés et locaux, se sont mis ensemble pour que ce projet de lancement soit une réussite totale. Au rang de ces ingénieurs se trouvait par exemple Anis Youssef, responsable du projet chez TelNet, qui a récemment travaillé sur la dernière mission de la NASA sur Mars.

Pour ce dernier, contribuer aux avancées de l’aérospatial dans son pays est carrément « un rêve qui se réalise ».

De grandes perspectives pour l’avenir

Du point de vue des avancées technologiques, ce satellite permettra à la Tunisie d’asseoir davantage son développement numérique sur la scène africaine et mondiale.

Pour ce faire, le nanosatellite tunisien ‘’Challenge One’’ est équipé de capteurs de pollution connectés, puces de localisation ou senseurs d’humidité qui lui permettront de récolter des données afin de répondre au besoin très croissant de connexion satellitaire pour les objets, car le réseau internet actuel couvre moins de 20 % de la surface de la planète.

Concrètement, ‘’Challenge One’’, c’est une capacité de transmission de 250 kb/s sur 550 km, le protocole LoRa, un protocole de transmission de données déjà utilisé sur Terre, ce qui permet de connecter via satellite des objets existants en ne changeant que l’antenne.

D’ici quelques années, le pays compte amorcer un partenariat avec d’autres pays africains dans le but de lancer une constellation de plus de 20 satellites afin d’exploiter commercialement la technologie de transmission LoRa intégrée au Nanosatellite ‘’Challenge One’’.

De plus, une telle innovation ouvre aussi de nouvelles perspectives sur le plan social, notamment celle concernant l’emploi des jeunes ingénieurs qui jusqu’ici n’avaient pas beaucoup d’options et se retrouvaient à s’expatrier pour pouvoir vivre de leur travail.

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