Astronomie : Fatoumata Kebe, la jeune astrophysicienne malienne qui pourrait bientôt se rendre dans l’espace.

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Astronomie : Fatoumata Kebe, la scientifique qui veut faire de l’astrophysique écologique.

L’astrophysicienne d’origine malienne en est consciente, il n’y a pas que les océans et l’atmosphère qui sont pollués par l’homme, l’espace aussi est infesté de débris laissés par les nombreuses explorations spatiales que les hommes y ont menées. Pour cette jeune scientifique, il est impératif de commencer à débarrasser l’espace des nombreux débris qui orbitent autour de notre planète, constituant de fait de sérieux dangers pour tous les habitants de la terre.

Pour Fatoumata Kebe, il s’agit donc de penser à faire de l’astrophysique écologique, un concept autour duquel elle a jusqu’ici dédié sa carrière et ses principaux travaux de recherche scientifique, ce qui pourrait bien lui valoir très prochainement une visite dans l’espace… !

Pollution de l’espace, l’astrophysicienne Fatoumata Kebe sonne l’alerte !

Le constat fait par l’astrophysicienne Fatoumata Kebe est clair, l’espace aussi est pollué par l’homme à coup de débris qui y sont laissés au cours des différentes missions spatiales menées depuis les années 1950.

La jeune femme âgée d’une trentaine d’années veut ainsi se constituer en pionnière d’un concept nouveau et original, celui de l’astrophysique écologique, à savoir une astrophysique qui ne se contente plus d’étudier l’espace et ses composantes, mais qui pense aussi à la protection de l’espace.

Danger Imminent

Selon la Nasa, d’ici 2025, tout engin envoyé dans l’espace croisera nécessairement la route d’un débris. Pourquoi cela ?

En effet, Dans le détail, on dénombre pas moins de 130 millions de débris artificiels qui orbitent dans l’espace notamment des morceaux de fusées, des panneaux solaires, des cadavres de satellites, des sangles, des écrous, des petits outils d’astronautes égarés, pour lesquels environ 34 000 mesurent plus de 10 cm.

Sans oublier que tous ces débris orbitent à 28 000 km/h autour de la planète, les accidents spatiaux comme des fusées percutées et qui explosent en plein vol, des systèmes GPS ou météorologiques soudainement mis hors service ou pire, ces débris pourraient très bien rentrer dans l’atmosphère et nous tomber sur la tête.

C’est donc à l’effet d’alerter sur ces dangers et d’essayer de trouver des solutions que l’astrophysicienne Fatoumata Kebe s’intéresse de plus près aux débris humains dans l’espace et rédige une thèse sur l’intitulé « Étude de l’influence des incréments de vitesse impulsionnels sur les trajectoires de débris spatiaux ».

Un travail de longue haleine mené depuis 2012 et qui vise à répondre à des questions cruciales comme Que se passe-t-il quand deux satellites entrent en collision ? Combien de débris sont alors générés ? Pendant combien de temps vont-ils polluer ? Quel sera leur comportement en fonction de l’angle et de la vitesse du choc, de la masse et de la surface de chacun, ou encore des forces d’attraction selon la hauteur à laquelle ils se trouvent ?

La chasse aux débris de l’espace, la méthode Fatoumata Kebe

Aujourd’hui Docteure en Astrophysique, Fatoumata Kebe travaille depuis quelque temps déjà en collaboration avec un chercheur de Washington dans le but de trouver des solutions qui permettraient de capter les débris qui se trouvent dans l’espace.

En effet, à ce jour, plusieurs pistes sont évoquées pour débarrasser l’espace de ses débris et les solutions vont de l’utilisation d’un Câble électrodynamique proposé par l’agence japonaise Jaxa, à celle des pinces en carbone proposé par le programme CleanSpace de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en passant par la solution du harpon, filet et du voile solaire dans le cadre du projet RemoveDebris du centre spatial britannique du Surrey.

Par ailleurs, la méthode Fatoumata Kebe pour la chasse aux débris de l’espace est celle de l’utilisation d’un filet, et ce pour plusieurs raisons.

Premièrement parce que face à un objet qui possède sa propre rotation erratique, le filet facilite sa capture.

Deuxièmement, plutôt que de désorbiter l’objet, le filet permet de le rapporter sur Terre et de pouvoir en reconvertir les matériaux.

En effet, pour la jeune astrophysicienne, il n’est juste pas question de repousser les objets plus loin dans l’espace, il s’agit aussi de recycler les débris trouvés.

Ce sont donc toutes ces idées qui pourraient bien donner à la jeune Franco-malienne Fatoumata son billet pour une exploration spatiale en mode opération nettoyage !

Un rêve d’enfant, une ambition restée intacte

L’histoire de Fatoumata commence à Montreuil où elle voit le jour, d’un père cariste et d’une mère ménagère, tous deux venus tout droit de la région de Kayes au Mali.

À l’âge de 8 ans, elle découvre les encyclopédies astronomiques de son père et tombe tout de suite sous le charme des merveilles de l’univers. Elle décide alors d’orienter ses études vers ce domaine et ira ensuite à Noisy-le-Sec où elle réussira à passer son baccalauréat scientifique.

Le Baccalauréat en poche, elle suit les conseils d’une professeure en physique de son Lycée et va s’inscrire à l’université Pierre-et-Marie-Curie, où elle obtiendra tour à tour une licence puis un Master en Mécanique des fluides.

Après une autre année à étudier l’ingénierie spatiale à l’université de Tokyo, la jeune femme soutiendra en décembre 2016 une thèse de doctorat à l’université Pierre et Marie Curie sur le thème « Étude de l’influence des incréments de vitesse impulsionnels sur les trajectoires de débris spatiaux ».

Bilan Positif

Aujourd’hui, elle a à son actif un roman intitulé ‘’Lettres à la lune’’ paru en 2020, après son livre à succès ‘’La lune est u roman’’, paru en 2019.

Dans son pays, elle est également à la tête du projet Connected Eco, un projet qu’elle a mis sur pied avec la collaboration des femmes du Mali afin de protéger l’environnement de l’agriculture intensive, notamment les exploitations agricoles de Kersignané Diafounou de la région du Kayes où elle est originaire, elle qui a fait de la protection de l’environnement son cheval de bataille.

Pour palier la faible implication des femmes et des pauvres dans les sciences de l’espace, elle a également lancé le projet Éphémérides, à travers lequel elle organise des ateliers dans les quartiers sensibles pour parler de l’Astronomie aux jeunes.

Elle a aussi intégré des associations comme Femmes et Sciences ainsi que Women in Aerospace, ceci afin de militer pour la sensibilisation et l’implication des femmes dans les sciences de l’exploration spatiale.

Après le prix des jeunes innovateurs décerné par l’Union internationale des télécommunications Fatoumata Kebe a été désignée en 2018 comme l’une des Françaises les plus influentes au monde.

Pour ce qui est des perspectives, la jeune femme compte bien intégrer l’Agence Spatiale Européenne dès le prochain recrutement, afin d’avoir la chance un jour peut-être de se rendre dans l’espace, et c’est tout le mal qu’on lui souhaite !

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