Rose Gana Fomban Leké, l’héroïne scientifique Camerounaise qui combat les problèmes majeurs de santé publique en Afrique, À l’instar du paludisme et de la poliomyélite.

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« Héroïne de la santé », voilà sans aucun doute le titre qui sied le mieux à cette femme scientifique africaine qui a dédié sa vie à la science et à la recherche des solutions médicales pour venir à bout de maladies très meurtrières sur le continent africain, à l’instar du paludisme, de la poliomyélite, ou encore du SIDA.

Le professeur Rose Gana Fomban Leké est aujourd’hui reconnue par les plus éminents scientifiques de la planète comme étant une véritable égérie de la santé en Afrique, et ce à raison, puisque ses nombreuses actions et son excellent travail lui ont valu de nombreuses reconnaissances à travers le monde.

Voici l’histoire et le parcours atypique de cette Héroïne hors norme…

Lutter contre le paludisme, le combat de toute une vie…

C’est depuis sa tendre enfance que Rose Gana Fomban Leké va faire face à un fléau qui deviendra le plus grand ennemi de sa vie et donc l’objet de son engagement scientifique, Le paludisme

Née le 13 février 1947 à Banso, un village situé dans le Nord-Ouest du Cameroun, la jeune fille se retrouvera à maintes reprises sur les lits de l’hôpital, parce qu’atteinte du paludisme.

C’est cette situation inacceptable qui va pousser la jeune à finalement orienter ses études vers la science, plus précisément dans la médecine.

Ainsi, enchaînant les succès scolaires, Rose Leké va, avec l’aide de ses parents, réussir à intégrer en 1966 le Saint Mary-of-the-Woods college situé dans l’État américain de l’Indiana.

Elle ira ensuite poursuivre ses études à l’université de l’Illinois, au campus d’Urbana-Champaign, accompagnée par des professeurs comme David Silverman dans le laboratoire duquel Rose Leké passera des heures à expérimenter les différentes théories qui lui étaient enseignées.

En 1979, Rose Leké va soutenir sa thèse de Doctorat à l’université de Montréal, sur le thème Murine plasmodia: chronic, virulent and self-limiting infections (Plasmodes murins: infection chronique, virulente et autolimitant).

Par la suite Mme rose Gana Fomban Leké deviendra Le professeur Rose Gana Fomban Leke, enseignante en immunologie et en parasitologie (chef de département) à la faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I, mais aussi directrice du centre de biotechnologie de la même université.

À ce jour, Elle occupe le poste de présidente du conseil d’administration de l’Institut national de recherche médicale, IMPM.

Une héroïne de la santé

Dans le domaine scientifique et plus précisément médical, les travaux de Rose Leké sont légions. En effet, cette dernière a consacré sa vie et sa carrière au service de la santé des autres.

Pour ce faire, Rose Leké s’est spécialisée dans l’immunologie des infections parasitaires à l’instar du paludisme dont elle a fait son cheval de bataille.

Elle a également fait des recherches sur la poliomyélite, et s’est fortement impliquée dans les stratégies d’éradication de cette terrible maladie.

C’est d’ailleurs pour concrétiser le combat qu’elle mène contre ces maladies que le professeur Leké va accepter d’assumer des postes à responsabilité tant sur le plan national qu’international.

En effet, elle occupera tour à tour le fauteuil de Directeur général de la coalition contre la malaria au Cameroun, une organisation qu’elle a créée. Par la suite, elle sera désignée présidente de la Fédération africaine des sociétés immunologiques.

Elle servira également l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) en occupant des postes clés au sein de différentes commissions de l’organisation, telles que the African Advisory Committee for Health Research, « the Malaria Policy Advisory Committee, the African Regional Commission for the Certification of the Eradication of Poliomyelitis, ou encore the Global Certification Commission, pour ne citer que ceux-là.

Au vu de son travail visant à améliorer les conditions de vies des populations du monde en contribuant à l’avancée de la science et de la médecine, la camerounaise Rose Gana Fomban Leké a été désignée par GE Healthcare et Women in Global Health comme l’une des 9 Héroïnes de la santé primées pour leurs contributions et leurs actions dans la promotion de la santé.

Des Reconnaissances méritées

« Les femmes qui évoluent dans les milieux scientifiques devraient se considérer comme des scientifiques, pas comme des femmes. En tant que scientifiques, elles sont impliquées dans l’identification et la résolution de problèmes qui contribueront au développement du pays et de la société, en général ».

Ces propos du professeur Rose Leké lors d’un entretien accordé au webzine Scidev.net montrent à souhait tout son engagement à encourager les femmes à embrasser des métiers scientifiques et à s’y épanouir professionnellement, comme elle l’a fait.

En effet, son élogieux parcours académique et professionnel parlent pour elle. En 2011, c’est le prix scientifique régional Kwama Nkrumah qui lui était déjà décerné par l’union Africaine, et enchaînera en 2012 en recevant le prix, le prix de l’Excellence en Sciences décerné par l’Académie camerounaise des sciences.

En 2014, le professeur Rose Leké recevra le prix Aggrey-Fraser-Guggisberg Memorial Lecturer, Docteur Honoris Causa de l’Université du Ghana.

En 2015, c’est sur le pan international qu’elle va s’illustrer en étant élue comme membre honoraire de la Société américaine de médecine tropicale et de l’hygiène (ASTMH).

Plus récemment encore en 2019, elle a reçu du Conseil des Médecins Camerounais le titre de Reine-Mère de la communauté médicale dans son pays d’origine.

Parlant des défis à relever par l’Afrique, le Professeur Rose Leké s’inquiète de la situation des problèmes liés aux maladies transmissibles et non transmissibles, mais aussi de la qualité de l’éducation holistique (les expériences éducatives entre les sous-secteurs du système éducatif) apportée aux citoyens.

Pour Rose G.F Leké, sa plus grande déception en tant que chercheure, à en croire ses propos sur SciDev.net, concernera ‘’La faiblesse du financement de la recherche dans la plupart des pays africains’’.

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